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Photo à fournir : ouvrage d'assainissement, réseau ou château d'eau, cadrage paysage.

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Hydraulique — 22 septembre 2026

L'assainissement, le chantier que les chiffres de l'eau cachent

  • Au 31 décembre 2024 : accès à l'eau potable de 78,6 %, soit 71,5 % en rural et 91,7 % en urbain.
  • Accès à l'assainissement : 28,6 %, soit 23,4 % en rural et 39,4 % en urbain.
  • Les financements du secteur sont passés de 80,72 milliards F CFA en 2017 à 62,82 milliards en 2024.
  • Sur 2023-2024, un quart seulement des financements nécessaires a été mobilisé.

Une étude sur le financement de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, actualisée fin 2025, donne deux chiffres à lire ensemble. Au 31 décembre 2024, le taux d'accès à l'eau potable atteignait 78,6 % — 71,5 % en milieu rural, 91,7 % en milieu urbain. Celui de l'assainissement s'établissait à 28,6 % : 23,4 % en rural, 39,4 % en urbain. Cinquante points séparent les deux.

Le financement va dans l'autre sens

Les ressources consacrées au secteur sont passées de 80,72 milliards de F CFA en 2017 à 62,82 milliards en 2024, soit un recul moyen de 3,52 % par an, pour une part de 0,65 % de la richesse nationale sur la période. La dépense s'établit à 3 022 F CFA par habitant et par an en moyenne, 4 343 F CFA en 2024. Sur 2023-2024, un quart seulement des financements nécessaires a été mobilisé, et à peine 15 % des besoins d'intervention satisfaits.

Pourquoi l'assainissement décroche

Un forage se mesure et se montre ; une fosse, un réseau, un ouvrage de drainage ne se photographient pas. Surtout, l'eau potable se vend au mètre cube et porte une recette qui finance l'entretien, alors qu'un ouvrage d'assainissement n'en produit aucune : il coûte à construire et à maintenir sans rien rapporter, ce qui le fait passer après dans un budget contraint. C'est une explication, pas une excuse : la santé publique se joue davantage sur l'évacuation que sur la distribution.

Ce que cela signifie pour une entreprise de travaux

Le décrochage de l'assainissement dessine une commande faite d'ouvrages simples mais nombreux, dispersés sur le territoire, et dont la qualité d'exécution décide seule de la durée de vie. Un béton de fosse mal vibré, une pente de réseau approximative, un regard non étanche : rien de tout cela n'apparaît à la réception, tout apparaît trois saisons plus tard. Dans un secteur où un quart des financements nécessaires arrive, refaire un ouvrage coûte deux fois le budget qu'on n'avait pas.

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